Projection en contre-jour sur le tatami du dojo de l'Arande

Dojo de l'Arande — depuis 1987

La force que l'on rend est une force que l'on garde.

L'aïkido ne se gagne pas. Deux soirs par semaine, à Saint-Julien-en-Genevois, on apprend à sortir de l'axe plutôt qu'à s'y opposer.

Lundi
19h30 — 21h00
Jeudi
19h30 — 21h00
À partir de
12 ans
Reprise
Lundi 7 septembre

La pratique

Non, ce n'est pas un sport de combat.

La question revient à chaque rentrée, et elle est légitime : est-ce qu'on va se faire mal ? L'aïkido ne se pratique pas contre quelqu'un. Il n'y a ni tournoi, ni classement, ni catégorie de poids, ni ceinture à décrocher au mérite d'une victoire.

Deux partenaires travaillent ensemble : l'un attaque, l'autre neutralise, puis on inverse les rôles. Le but n'est pas de gagner l'échange mais de le rendre inutile — sortir de l'axe, accompagner le mouvement, laisser la force se dissiper.

C'est pour cette raison qu'on peut commencer à quarante ans sans avoir jamais fait de sport, et continuer à soixante-dix. Le tapis accueille des gabarits et des âges qui ne se croiseraient nulle part ailleurs.

On n'y apprend pas à frapper. On y apprend à ne plus en avoir besoin.

Travail de technique à genoux entre deux pratiquants

Une séance

À quoi ressemble un cours, exactement.

Le plus difficile, c'est de pousser la porte la première fois. Alors voilà précisément ce qui va se passer, minute par minute.

  1. 19h30

    Le salut

    On entre sur le tapis, on s'assoit, on salue. Quelques secondes de silence. C'est tout ce qu'il y a de cérémonial, et ça ne vous engage à rien.

  2. 19h35

    L'échauffement

    Mobilisation des articulations, en particulier les poignets et les épaules. Personne ne court, personne ne compte les répétitions. Vous suivez à votre rythme.

  3. 19h50

    Les chutes

    La première chose qu'on apprend, et la plus utile de toutes : tomber sans se faire mal. On commence assis, au ras du sol, en roulant doucement. Rien d'acrobatique.

  4. 20h05

    La technique, à deux

    L'un attaque, l'autre répond, puis on inverse. On répète lentement, plusieurs fois. Un pratiquant plus ancien vous prend en charge et vous guide : vous n'êtes jamais lâché seul face à quelqu'un.

  5. 20h55

    Le salut de clôture

    On remercie ses partenaires, on range le tapis ensemble. Beaucoup restent discuter dix minutes. C'est souvent là qu'on décide de revenir.

Le premier cours

Ce qu'on vous demande d'apporter : rien.

Une tenue souple

Un jogging et un tee-shirt suffisent. Le kimono viendra plus tard, si vous restez.

Aucun niveau

Pas de test, pas de condition physique requise, pas de souplesse à démontrer. On part de zéro avec vous.

Des pieds nus

On pratique pieds nus sur le tatami. Prévoyez de quoi vous chausser pour marcher en dehors du tapis.

Le droit de repartir

Vous pouvez venir simplement regarder un cours, assis sur le côté. Personne ne vous poussera sur le tapis.

Le premier cours est offert. Le certificat médical n'est demandé qu'au moment de l'inscription, pas pour essayer.

Le club

Vous serez accueilli par quelqu'un.

Le club existe depuis 1987. Une trentaine de pratiquants, de 12 à plus de 70 ans, et des enseignants diplômés qui prennent le temps de s'occuper des débutants — parce qu'ils l'ont tous été.

Les pratiquants du club réunis sur le tatami

La filiation

D'où vient ce qu'on enseigne ici.

Portrait de Morihei Ueshiba

Morihei Ueshiba

O Sensei — fondateur

Portrait de Nobuyoshi Tamura

Nobuyoshi Tamura

Sensei — transmission en France

L'aïkido a été fondé au Japon par Morihei Ueshiba, que les pratiquants appellent O Sensei. Il ne cherchait pas à créer une méthode de combat de plus, mais une discipline où la maîtrise dispense d'avoir à s'en servir.

En France, la discipline a été transmise par Nobuyoshi Tamura, venu enseigner en 1964 et resté jusqu'à sa disparition en 2010. C'est de cette lignée que relève le club, affilié à la Fédération Française d'Aïkido et de Budo.

« Le véritable budo, c'est l'amour qui protège et fait grandir toute chose. »Morihei Ueshiba — fondateur de l'aïkido

Club affilié à la Fédération Française d'Aïkido et de Budo (FFAB).

Venir au dojo

Lundi, 19h30. Vous poussez la porte.

Pas d'inscription en ligne, pas de formulaire à remplir. On vient, on regarde ou on essaie, et on décide après.

Adresse

Dojo de l'Arande — 1er étage
Saint-Julien-en-Genevois
Haute-Savoie

Ouvrir l'itinéraire

Comment entrer

Entrez par le hall principal, l'escalier se trouve sur la droite : le dojo est au premier étage. Dites simplement que vous venez essayer, on s'occupe de vous.

Horaires

Lundi
19h30 — 21h00
Jeudi
19h30 — 21h00

Prochaine occasion

Reprise des cours le lundi 7 septembre.